28.9.09

Les quenoeilles de La Bine

















Depuis une semaine, La Bine est étrange.
Elle n'aime plus dormir.

Franky dit qu'elle réagit à l'opposée des vieilles poupées.
Ses yeux s'ouvrent lorsque qu'on la dépose dans son lit.

Une chance pour nous, nous avons un rendez-vous avec sa pédiatre mercredi.
J'espère trouver le mal.

Consoler un petit paquet de 15 livres toute une journée, ça fait des bras et un mal de dos.

L'influence masculine







Notre déménagement au Mansion a entraîné son lot de questions.
LA plus importante à mes yeux était : « Est-ce qu'on pogne le câble ou non ?»
Mon homme voulait rien savoir.
Moi je voulais plein de canals mais pas avoir le cul qui va avec.

En téléphonant à Vidéotron, j'ai eu l'argument de la mort : « Imagine chéri, nous aurons 1$ de réduction par mois si nous ajoutons le câble à nos service et... 10$ par mois de plus si on prends tous les postes ».
« Non non, laisses faire tous les postes, on en a pas besoin ».

Je lui ai bien fait comprendre le sérieux de la décision : « Si on ne prends pas tous les postes là là, nous devrons payer 40$ supplémentaires si on change d'idée ».
« Pas de chance ».

À son arrivé, au Mansion, l'ami Sébastien remarque que nous n'avons pas "TOUS les postes".
« Non, mon homme ne voulait pas. Il préfère regarder les games du Canadiens sur son laptop ».
L'ami a subtilement dit qu'il serait important d'avoir RDS.
Il n'en fallait pas plus pour que mon Franky soit d'accord.

La semaine dernière, j'étais toute contente de leur annoncer que RDS était live dans la maison et que nous pourrions écouter la game contre les Bruins.
Et qu'est-ce qu'ils ont dit, chacun à leur tour?
« As-tu pris Illico? ».

Hier je ne pouvais pas avoir tous les postes et là, le mâle voudrait Illico.
Je pense que je vais mettre l'ami Seb de mon bord.
« Heille Seb, tu ne penses pas que je serais dû pour me faire acheter une nouvelle robe par mon amoureux ?».

Un détail qui bouche un trou













Jeudi soir dernier, la frénésie était palpable in-the-house.
Il y avait une Game.

L'ami Seb rangeait la cuisine.
Seulement quelques minutes nous séparait du début du match.
L'ami avait une méga mission, aller chercher des pilules pour le rhume avant le début de la chanson du Qué-na-da.

Pour lui permettre de relaxer, je vais questionner ma pharmacie.
Je trouve des pilules vertes que je crois être contre le rhume.
Pour confirmer la chose, je cherche sur Internet (sur les miennes, ce n'était pas écrit Imodium).
(Shit, c'est pas le bon trou que ça bloquera...)

J'ai recherché dans ma pharmacie pour trouver les bonnes pilules.

Faits saillants de la soirée :
A) L'ami n'a pas trop morvé.
B) Le Canadiens a perdu.

* Une chance que Kirk était derrière le banc, il a sauvé ma soirée.

27.9.09

La fête des récoltes


















Ce dimanche, c'était la fête des récoltes au village.
L'homme devait travailler toute la journée.
J'ai donc convaincu La Bine de m'accompagner.

Elle a tellement grandi dans les dernières semaines qu'elle peut maintenant utiliser l'option siège de grande-fille de son pousse-pousse.
Ça tombe bien, il pleuvait et j'ai une capote en plastique pour protéger la petite.
Relaxez...il y a des petits trous pour respirer.

Arrivée à la caserne, je suis toute excitée.
« Regarde Alice, de beaux chevaux ».
Elle ne bronchait pas.

J'avoue qu'avec son abri Tempo, elle ne voyait pas grand chose.
De toute façon, c'est pour les légumes que nous étions venues.
Au fait, ils sont où les légumes?

J'entre dans la caserne.
Tout ce que je vois, c'est des dames qui vendent des cossins.
J'entends aussi un violoneux qui rush.
Et dans un coin, avant de quitter les lieux, je vois 3-4 courges et 2 paniers de pommes.

(Heille, si c'est les seules récoltes pour tout l'hiver, on va devoir se manger les poignées d'amour).
Je fais un clin-d'oeil à Alice.
Nous avons pris la direction du Provigo acheter des légumes du Mexique.

Histoires de poubelles














L'homme et moi avons eu une petite discussion avant que l'ami Sébastien joigne notre quotidien.
Je lui ai confessé une chose : « Ce qui est important, c'est que tu remplisses ta tâche sans que je sois obligée de te le dire ».
Et d'ajouter, avec un sourire de malice : « Nous pourrions peut-être donner une tâche à Sébastien... ».

Mon homme d'ajouter : « Certain, je pourrais lui donner ma tâche de poubelles ».

(...)

La semaine dernière, les voisins francos nous ont demandé un mini service.
Ils souhaitaient que l'on sorte leur bac d'ordures pendant leur absence.
Franky était ravi.
Il souhaitait bourrer leur poubelle de restes de réno cachés dans notre garage.

Il était tout piteux au retour de sa tâche.
« Qu'est-ce qui se passe chéri ? ».
« Leur bac était full ».

C'est pas facile la vie...

24.9.09

le choix est fait




Trouvez la différence ?
Le logo ?

Bravo

Finalement on a tranché.
On y va avec une Payne,
la soeur jumelle de Carrier.

Pourquoi ?
Plus de fonctionnalités pour moins cher.
Et elle vient de la même chaîne de montage.
C'est juste le gars des logos qui fait la différence.

Pour mater la bête,
un panneau de contrôle digne de la Nasa,
la série Edge de Carrier.


Elle sera installée la semaine prochaine.
On a hâte.

brrrr


FrankyGun

23.9.09

Mangeux de cocottes

















Jeudi dernier, j'ai réussi à jardiner avec l'approbation de ma petite.
J'ai sorti 2 de ses stations à l'extérieur pour me faciliter la vie.
En soulevant sa soucoupe, je lis un avertissement : ne pas sortir à l'extérieur.
(Fuck, c'est moi qui décide).

J'ai essayé de faire du désherbage.
Ma fille avait d'autres plans en tête.
Elle criait comme un perdue dans sa soucoupe.

Tous les passants lui faisait des sourires.
Elle était aux anges.
Moi, je désherbais.

Quand mon homme est revenu du travail, je l'ai traîné dehors.
Tu vois tous les petits tas, il faut les mettre au compost.
Je ne sais pas pourquoi mais il a fait son docile et a avancé le bac de compost.

Au même moment, le voisin grincheux s'est avancé vers nous.
C'est le même voisin qui avait appelé les flics à la fête de Franky parce qu'on avait décidé de boire notre vino sur le balcon avant...à 19h00.
Moi, je fais la franco pas parlable, en criss après son chum.

Il nous regarde, et nous parle...
Je me dis, Fraky va lui dire : « Vous parlez français? La prochaine fois que vous serez gêné par une de nos soirées, venez nous parler au lieu d'appeler vos amis les policiers ».
Rien, nothing, il lui a rien dit.

Le comique nous annonce que nos fleurs manquent d'eau.
(Nous sommes au courant, tu as d'autres choses à dire?)
Il dirige son monologue sur notre pin.
Et, il ose nous dire : « Je pourrais venir chercher vos cocottes, j'allumerais mon feu avec ça cet hiver ».

Là je me retourne vers mon chum avec des yuzis dans les yeux.
(Dis-lui de ne jamais mettre une orteil sur notre terrain sans quoi, c'est moi qui call la police ».
« Ok ».
(Quoi, il a dit ok?).

Le problème c'est que nous sommes bien élevés.
Nous sommes incapables d'être méchant.
De plus, en semant de la joie, il va peut-être être plus agréable; tactique de Calinours.

(...)
Hier en revenant à la maison je remarque que le pin perds toutes ses aiguilles.
Notre gazon est orange.
Mais, étrangement, aucune cocotte au sol.

Yé, le pin est de notre bord.
Même lui ne veut pas finir ses jours chez le grincheux.

22.9.09

le brasier du mansion




C'est l'année des méga chantiers.
Du moins, de ceux qui coûtent cher.

Après le toît, on s'attaque au chauffage.

On a décidé de migrer du pétrole à l'électricité.

Le choix n'a pas été difficile.
Après un examen minutieux de nos factures
d'huile à chauffage de l'an passée,
je me suis mis à saigner du nez.

Ce qui est compliqué,
ce n'est pas de décider de la technologie,
c'est de se décider
sur le modèle à installer.

Hier, quand je croyais que mon choix était fait,
le salaud de fournisseur m'a sorti de son chapeau
une nouvelle fournaise
avec des fonctions X et des possibilités Y.
Il faut dire que je suis dans la phase négociation.

C'est fou car les possibilités pour ces foutus
machines sont infinies.
Et à moins d'être ingénieur électrique,
les comparer s'avére un casse-tête.

Peu importe, si ma fournaise possède un grille pain intégré,
ou un distributeur à soie dentaire,
je fais mon choix demain,
parce que sans chauffage,
les matinées commencent à être fraîches au mansion.

FrankyGun

Une histoire de compost























L'ancienne proprio nous a laissé un vieux bac de compost avec son contenu.
Notre agent d'immeuble nous avait conseillé de l'enlever.
Nous étions d'accord, mais n'avions jamais pris le temps nécessaire pour le retirer.

Un certain jour de l'été, nous parlons de ce projet à l'amie Vicky.
Elle nous dit : « Je connais quelqu'un qui aimerait bien l'avoir ce bac ».
Et nous de renchérir « C'est à elle ».

La personne en question, c'est son amoureux.
Il maîtrise le compost.
C'est le master, le vrai.

Ils sont venus à la maison le récupérer, le jour où tous nos amis ont décidés de venir nous visiter.
À la seconde où ils ont mis le pied dans la demeure, ça sentait le gros gras sale.
Nous étions, l'ami Laurent et moi, dans un marathon de clubs sandwichs.

J'étais légèrement gênée puisque les amis Vicky et Jean mangent bien.
Ils mangent des bons bons légumes.
J'ai quand même, par politesse, offert un de ces gros sandwichs.

À ma grande surprise, ils ont accepté, avec un large sourire.
(Quoi, nos amis qui mangent bien ont aussi des failles? Yéééé!)

L'ami Laurent et moi avons terminé la production 45 minutes plus tard.
Il était tellement en feu qu'il a tué la poignée de notre grille-pain.

Pendant ce temps, le bac de compost se faisait vider.







































Après dîner, la famille de l'ami David est venue se dorer la couenne sur nos couvertes étendues dans la cours arrière.

Et en soirée, c'est les amis Jérôme, Mélanie et T-Bar qui sont passés au Mansion.

Nous adorons ces visites surprises.
En fait, c'est ce qui nous manque le plus de notre vie en ville.
Les journées improvisées avec les amis.

En résumé, nous avons donné du vieux compost, un bac et des sandwichs et en retour, nous avons eu des histoires, des rires et du gros bonheur dans notre coeur.
Des situations Win-Win.

Histoire de merde


















L'autre semaine, j'ai été mangé avec des anciennes voisines de bureau avant mon cinéma.
La Bine avait un beau p'tit suit.
Heureusement pour nous, elle a dormi une bonne partie du dîner.
Nous avons remis les pendules à l'heure de nos vies.

Occupée comme je suis, j'ai quitté rapido pour pogner mon film.
Je paie, achète mon jus de pomme, monte ma structure de poussette en 2 temps ouvre la porte et...
« Voyons, ça sent mauvais ».

Je referme la porte et me dépêche a sniffer la couche de ma fille.
Ouach!
Ce n'était pas le temps et le moment pour un cake.
Elle, elle trouvait ça très drôle.

(En passant, je n'ai jamais compris les parents qui louangeaient la merde de leurs petits.
De la merde, c'est de la merde, ça pue et ça tâche les doigts.)

Je m'installe sur la banquette à l'extérieur.
Je sors Alice de son landeau et là, j'aperçois le déluge.
« Ha merde! ».
Son beau petit suit était tout beurré.

Mes méninges ont pensés vite.
J'ai regardé sa petite couverte avec des éléphants roses et je leur ai dit : «Bouchez votre nez les boys ».
Ben là, je n'avais pas 30 solutions.
J'ai utilisé la couverte comme éponge.

Là je suis installé dans un lieu passant, sur une banquette qui ne m'appartient pas et j'ai de la %$#? partout.
Je capote, j'ai chaud, j'ai honte.
À ce moment précis, je vois un homme dans mon angle mort droit.
Un homme aux cheveux gris que je surprends à dire : « Criss qu'elle n'est pas vite ».

Étonné, il se retourne vers moi.
Nous sommes les 2 gênés.
Il me dit : « Mon neveu en a fait une pire que ça. Il a beurré son suit de baptême, dans l'église. J'ai jamais vu une couche se changer aussi vite ».

« Merci m'sieur, vous me soulagez ».
J'ai regardé ma fille et je lui ai dit : « T'inquiète chère c'est certain que ça ne t'arrivera pas ».

La couverte, le body et les bas ont pris le bord de la poubelle.
En me retournant, le projectionniste m'attendait.
Il m'a ouvert la porte et m'a ouvert le chemin avec sa lampe de poche afin que je trouve le banc idéal.
C'est une soie cet homme.

21.9.09

Vous avez La Presse?



















Cet été, j'ai eu une grosse peuuuur.
Je me réveille un dimanche matin et je prends conscience que je n'ai pas acheté ma Presse la veille.
(Ha non, je ne serais pas à jour dans mes nouvelles).

Je cours au dépanneur sans même prendre le temps d'expliquer la scène à mon homme.
Anyways, il dormait.
Arrivée au dépan, je vois ma Presse du samedi, sur les rayons.
J'ai fait un beau grand smile de victoire.
(Il y a tellement peu de francos ici que La Presse du samedi ne se vends pas).

J'ai compris, durant la semaine, que ma Presse n'était plus éditée le dimanche.
J'étais triste.

Ce samedi, j'ai obligé l'homme à faire un saut à la pharmacie du village avant de partir en ville.
Je voulais lire ma Presse dans l'auto.
Arrivée dans la place, je cherche mon journal.
Mon regard ne réussi pas à s'accrocher à une une en français.

Sur le bord de la crise d'hyperventilation, je me retourne vers la petite caissière.
« Vous n'avez pas La Presse ?».
« Heeeee, no m'dame. Juste La Tribune comme journal de français ».

(Ha ben calvince. Dis-moi pas que je vais devoir devenir la camelotte du coin pour m'assurer d'avoir ma Presse le samedi).
J'ai tourné les talons avec La Tribune.
En arrivant dans la voiture, j'ai dit à Frank : « Ça s'en va dans l'blogue cette histoire là ».

20.9.09

Sortie entre filles
















Depuis quelques semaines, Alice et moi avons des journées de filles.
Ce qui est cool avec l'université, c'est que la bus est gratuite pour les étudiants, peu importe leur âge :)

La Bine et moi aimons attendre la bus.
Ensuite, à peine 10 minutes et nous sommes au coeur de l'action.

Notre petit bonheur, c'est le cinéma.
J'ai téléphoné pour connaitre l'heure des représentations pour maman-bébé.
« Désolée madame, nous en avons pas. Vous êtes toujours la bienvenue ici ».
« Tant que je me pousse de la salle si mon bébé hurle ».
« Vous avez tout compris ».

Pour notre première sortie, j'avais choisi Espion(s), un film français qui comporte des armes, du stress et une petite relation extra-conjugale.
Le blème, c'est que la salle était au 3ième étage et que ma poussette, elle a beau être belle, elle est trop fat pour l'escalier roulant.
Un homme charitable a monté ma poussette pendant que moi, je montais avec ma fille...dans l'escalier.
Je me sentais trop cheap d'emprunter les escaliers roulants.

Bonheur, j'étais seule dans la salle.
Le projectionniste nous a souhaité la bienvenue et nous a mentionné qu'il baisserait le volume pour permettre à la puce de dormir.
Yeah!

La petite a dormi sur moi durant tout le film.
À son réveil, elle avait un monticule de maïs dans les cheveux.

Nous avons parlé du film sur le chemin vers le CEGEP.
J'ai présenté le lieu de travail de Franky à La Bine.
Elle n'avait de yeux que pour les néons.


L'homme était bien heureux de voir ses femmes débarquer.
Il a pu pavaner sa fertilité auprès de ses collègues.


Lorsqu'il est revenu dans son bureau, 20 minutes plus tard, j'ai comme pogné les nerfs.
« Bon, on y vas-tu là? Hé criss... »
« Quoi encore? »
« Le maudit siège d'auto est à la maison ».

J'ai attendu mon homme à son bureau avec la petite pendant qu'il allait récupérer notre manque d'attention.
Avec un kid, on ne se tourne plus sur un 10 cents.

33 chandelles





















C'était mon anniversaire ce week-end.
Contrairement aux autres année, je n'ai pas crié à qui voulais l'entendre que : « C'est bientôt ma fête ».
Je deviens discrète avec le temps; c'est peut-être çà la maturité.

Ce vendredi, c'était ma journée de filles avec Alice.
Après la représentation de 1981, nous avons emprunté le chemin du CEGEP, avec le siège d'auto en guise de poussette.
J'avais pensé apporter la clé de la voiture.

Je suis tellement organisée, je m'épate moi-même.
Je peux ainsi disposer la structure de la poussette dans le coffre arrière de la voiture, le siège de bébé sur la banquette arrière et Alice dans mes bras.
Une dame m'a même félicité : « Je vous vois à tous les vendredi, vous êtes bien organisé chère ».

Je lui fais un beau sourire en essayant de rentrer la structure de la poussette dans le coffre.
« Voyons calvince, il réussi à faire le bordel dans l'auto ».
Je n'arrivais pas à trouver suffisamment de place entre les sacs, les bacs pour l'épicerie, les nouveaux lave-glaces qu'il n'a toujours pas installés, le trépied de caméra, etc.

J'ai tout sorti pour reprendre le casse-tête.
Quand, au fond de la voiture, je remarque un manteau noir en boule.
« Bon, après il va mettre son manteau, et il va avoir l'air de quoi... ».

En le tirant vers moi, je m'aperçois que c'est un manteau inconnu.
Et là, ma tête spine, en réalisant que c'est un manteau de femme.
« Ha ben calvaire, si il pense que ça va se passer comme çà... ».

Je prends une grande respiration et ris jaune en voyant les étiquettes pendouiller.
« Ouin, c'est peut-être un cadeau de fête ».

J'aurais pu ne pas le dire, mais j'ai avoué mes mauvaises pensées et mon geste à mon homme.
J'ai quand même eu droit à mes autres surprises et la chance de faire la comédie en déballant le manteau chez ma belle-mère.

Bravo grande championne.

16.9.09

Drôle de banc
















L'an dernier, je vous avais parlé de ce banc.
Le banc où 2 personnages reposent leurs grosses fesses tous les jours.

Lors de ma petite visite quotidienne à l'épicerie, que vois-je?
Le banc peinturé rose.

Ça c'est drôle.
Je ne sais pas si c'est l'oeuvre des étudiants ou un primer...
Le rendu fait trop girlie.

Ouste les fesses, c'est rendu MON banc.

Pas trop impressionnée par l'éléphant
















Il était 14h00.
Je venais à peine d'endormir ma fille lorsque qu'on sonna à la porte.

À chaque fois que quelqu'un sonne ou que je reçois un appel le jour je freak.
Je cours dans la maison pour que le bruit ne scrap pas mon moment de solitude.

Un jeune homme déguisé en cravate m'attendait.
« Bonjour, vous avez appelé Alliance pour une assurance pour votre bébé? ».
« Heeee non, ça doit être mon chum ».

« C'est étrange, mon supérieur a noté qu'il vous a parlé ... ».
(Bonne menteuse)

(Effectivement, un gars m'a appelé la semaine passée. Il voulait me donner un cadeau pour ma fille et...m'expliquer l'assurance que son entreprise nous offrait gratuitement. Mais là là, ça ne me tentait pas bon!)

« Je viens vous porter votre cadeau ».
Je vois une petite veilleuse en forme d'éléphant sous son bras.
J'ouvre la porte et l'invite à me suivre dans la salle à manger.

Il regardait partout, les yeux grands ouverts.
« C'est votre maison? ».
(Ben non l'comique, je suis une squatteuse).

Et là, il me fait la lecture de son dépliant...et commence à me tutoyer gros comme le bras.
À chaque fois que j'entendais "tu", mes oreilles grinchaient.

Et pour me convaincre que son assurance est vraiment bonne il me dit : « Ce qui donne plus de cash, c'est la perte des 2 yeux. Vous irez chercher 50 000 $ ».

Je regarde Alice et lui dit : « Tu sais quoi faire mon petit amour ».
Le jeune homme était un peu mal à l'aise, je ne comprends pas pourquoi.

10.9.09

R.I.P. Korvette














La voix entendue hier était bonne.
Je ne l'ai pas halluciné.
Toutefois, nous n'avons pas eu 1 mais 2 feux durant la nuit.

Un feu qui a détruit un immeuble d'une dizaine de logements.
Et un autre qui a pulvérisé un immeuble de quelques logements qui hébergeait aussi, le Korvette.

Korvette c'est un magasin à rabais plus cheap que le Bonimart.
Quand c'est ton seul magasin, tu apprends à l'apprécier et tu le pleures lorsqu'il disparait.

Un laptop la nuit













Cette nuit, j'ai été réveillée par un « Powwww ».
Pisseuse comme je suis, j'ai réveillé mon homme.
« Chéri, chéri, on n'a plus d'électricité ».

Comme tout homme vaillant, il dormait bien dur.
Lentement, je me dirige vers la porte du deuxième, orientée vers l'avant.
Je l'ouvre...

Pourquoi je l'ai ouverte?
Fouille-moi, je pensais peut-être entendre la source de la panne.
Ben oui!

Une petite étudiante marchait et pleurnichait devant ma porte au même moment.
(Je vous fais une traduction libre de sa conversation téléphonique)
« C'était vraiment une scène effroyable, les gens jetés à la rue, qui tentaient de sortir du bâtiment ».

Au fait, je m'étais réveillée par une envie nocturne.
Mais là, il faisait trop noir, même avec mes lunettes.
J'ai donc ouvert mon laptop pour me rendre à la salle de bain et récupérer la lampe frontale au premier.

J'ai fais ce trajet dans un temps record.

J'ai réussi à me rendormir.
Mais j'ai rêver qu'un feu mangeait ma ville, comme à la fin du 19 siècle.
Et là, j'essayais de trouver des trucs pour tout sortir mes objets de valeur.

Je devais prendre des décisions...
J'ai lancé mes vêtements, ceux de La Bine dans un sac.
Pris les albums d'un autre bras et les ordis.

Imaginez, j'ai laissé mes chaises de velvet derrière moi, quel cauchemar.

8.9.09

Les studs débarquent


















À la même période, l'an dernier, j'ai eu droit au show de ma vie.
En sortant d'un commerce, j'ai entendu des cris.
Je me suis retourné afin de trouver la source...

« Shit, mais qu'est-ce que c'est çà? ».
Une rangée de gars costauds, enchaînés les uns aux autres ne portant que des sous-vêtements féminins.
Leur tignasse avait été mutilée maladroitement.

Vous imaginez la honte pour ces demessieurs?
C'était l'initiation de l'équipe de foot.

Samedi, la folie a reprit d'assaut le village.
Voici quelques scènes tirées au vif.


































Je vous entends déjà dire : « Haaa ces anglais. Ils débarquent à 18 ans dans nos universités, loin de leurs parents avec de la vraies bières qu'ils ne savent soutenir ».

Bien sachez chers lecteurs que ce n'était guère mieux sur le campus de l'université franco.
J'ai stationné ma voiture devant des jeans et un t-shirt souillé de fluides humains.
Pas plus chic comme scène.

J'y pense, j'ai lu un article cocasse ce week-end.

7.9.09

Repose dans le grenier...


















C'est à qui cette auto?
C'est qui lui?
Regardez, c'est l'homme, il sort le recyclage...
Même moi je me surprends par moment à penser : C'est à qui ces souliers?

Depuis notre possession du Mansion, nous avons tenté d'habiter le plus de pièces possibles.
Malgré nos efforts, nous n'avons trouvé aucune utilité aux trois pièces du grenier.
Elles ont donc été désertées, pendant un an.

Mais depuis quelques semaines, l'ami Sébastien occupe notre quotidien.
Ce soir, j'en ai profité pour épier son espace, pour vous.

Comme j'ai l'habitude des missions secrètes, j'ai attendu que l'homme soit occupé avant d'aller faire mon repérage.


















Lentement, j'ai monté les escaliers pour se rendre au troisième palier.























J'ai assuré mes arrières et bang, je suis entrée dans la pièce de gauche.
Personne, le champ est libre.








































Haaa...
Rien d'excitant, c'est presque intact.
Il est propre et discret cet homme.


















J'ai même osé ouvrir un tiroir du meuble.
R-I-E-N.

Je vous jure, il dort à la maison quelques soirs durant la semaine.

Gang de fouines, vous êtes pire que mes voisines!
L'ami Sébastien enseigne avec Franky au CÉGEP.
Il quitte la métropole le lundi matin pour flirter sa nouvelle profession.

Pour lui faciliter la vie, nous lui avons proposé notre grenier.
Nous sommes passé par là il y a quelques années.
Pas facile de traverser la 10, 8 fois par semaine.
Ça tue son homme.

Ainsi donc, il risque de s'infiltrer dans quelques aventures du Mansion.
Les présentations sont faites!
Bienvenue et bonne chance l'ami.

Des branches en trop
















Dans la logique 101 des travaux de l'automne, nous aurions dû couper les branches des arbres touchant à la toiture AVANT de refaire cette dernière.
Mais comme le contracteur avait un trou dans son calendrier, tout d'un coup, les branches, ils s'en crissait.

Depuis 2 semaines, 3 hommes ont paradé sur mon terrain, la tête dans les airs.
Nous aimons bien le chiffre 3 : La Cadillac, le standart et le bas de gamme.
Au fait, on ne devrait plus se référer à la Cadillac, c'est out.
On devrait dire, la Audi, bon!

Le premier garçon s'est présenté un soir de semaine, avec une femme enceinte jusqu'aux dents.
Je l'avais choisi parce qu'il avait un beau logo.
Finalement, il était bien gentil, c'est un technicien en écologie qui escalade les arbres avec une chainsaw.
Donc avec lui, pas question de couper un arbre pour couper.

Je lui ai fait faire le tour du proprio en qualifiant tous les arbres, d'arbre, malgré leur espèce distincte.
Il répondait à mes questions en ajoutant subtilement le nom de chaque feuillus.

J'ai donc un pin, un érable à sucre, des érables argentés, etc...
Il m'a lancé, les petits là, vous souhaitez les couper?
Hummm, peut-être, ils n'ont pas rapport tout seul.
Pensez-y, c'est un espèce très rare de noyer...

Et là, je me revoyais quelques mois auparavant armé de mon sécateur à sacrer parce qu'ils ne voulaient pas se laisser abattre.

Ce mec m'a fait un prix sur le fly.
Aurez-vous besoin d'une facture?
D'une facture?...
(Est-ce qu'il me propose de payer sous la table le comique)

Le deuxième messieur est venu le samedi après-midi.
Franky a fait la visite avec lui puisque moi, j'étais parti magasiner.
Lui, il devait les trouver lettes nos arbres puisqu'ils n'a jamais envoyé sa soumission.
Anyways, mon homme ne l'a pas aimé.

Le troisième, il est passé un soir de cette semaine.
En fait il me téléphone le jour : « Je pourrais passer faire l'évaluation ».
«Haaa, c'est gentil mais j'ai un cours. Pouvez-vous passer demain? Je serais là toute la journée ».
Il me répond : « Je peux être là dans 15 minutes ».
Heille, qu'est-ce que tu comprends pas? Je ne suis PAS disponible aujourd'hui.

Ben calvaire, il rapelle sur l'heure du souper.
Franky ne sachant pas l'histoire lui dit : « Ok, je vous attends dans 15 minutes ».
Ben le maudit est arrivé presque 40 minutes plus tard, il faisait nuit.
Innoncent, comment veux-tu évaluer la job, on ne voit même pas les branches.

Ils ne le savent pas encore mais c'est le premier que je veux.
Je dois me dépêcher de l'appeler avant que sa femme accouche.

Italic

2.9.09

Bébé dans l'fond de l'eau


















La Bine et moi avions notre premier cours "Bébé dans l'eau" ce mardi.
À 15h00, nous étions les 2 en maillot, sur le bord de la piscine de l'Université.

Les amies se sont jointes à nous.
Un seul gars, c'est pas là qu'on va cruiser.

« Ok les mamans, on va dans l'eau ».
(Shit, elle est froide l'eau. Mon bébé va crier au meurtre).

La Bine était heureuse, un seul frisson l'a parcouru.
La prof faisait des exercices avec chaque enfant, à tour de rôle.

Dans un premier temps, elle plaçait l'enfant en position assise.
La maman devant l'enfant, faisant des faces de demeurée, accueillait l'enfant qui, par magie, flottait.

Deuxième exercice, «Maintenant, nous allons faire un plongeon».
(Heeeee, je pensais pas que c'était ce type de cours. Franky m'a dit de ne pas la plonger sous l'eau avant de partir).
La prof d'ajouter : «Si vous avez peur, votre enfant le sentira et aura peur aussi ».

À mon tour, je fais ma brave, regarde La Bine et lui dit : «Tu vas faire le sous-marin mon petit amour, tu vas mettre ta tête dans l'eau (...) ».
La prof a plongée m'a fille dans l'eau, comme un dauphin.
À sa sortie, elle était légèrement surprise.

Je lui fait un grand sourire et la comble de baisers « Bravo ma poule, tu es une championne ».

C'est fou.
Le jour de ses 3 mois, elle a fait de la nage sous l'eau.
Un vrai petit poisson.
Gare à toi Phelps, La Bine arrive!