28.10.09

Air qui roule amasse de la mousse

















Épisode deux

Le gars qui est venu prendre les mesures pour la fournaise
m'avoue un truc assez intéressant :

- Tu sais, la machine que je vais t'installer pousse XXX de tonnes
cubique d'air à la minute. En bref, 5 fois plus que ton système actuel.

- Et ?

- Avec la mousse que je vois dans tes conduits, dès qu'on part
la nouvelle fournaise, c'est la tempête du désert.

Je me suis fermé les yeux et j'ai vu de belles images.
Je voyais l'oasis au deuxième, les chameaux dans le salon...
Je trouvais ça assez drôle dans ma tête,
jusqu'au moment où j'ai imaginé la face de Miss.

- Bon ok, je call Qualinet.

Et bang, deux jours plus tard, le jour avant l'installation,
l'équipe se pointe armée d'aspirateurs, de compresseurs
et de plein de gugus et de brosses de toutes les formes.

Au bout de la journée, ils font offrande à Miss
(j'étais au boulot)
de la poche de mousses.

Y paraît que Miss a fait une drôle de face.
Je vous laisse imaginer.
Malgré tout, Miss a décidé de l'immortaliser
pour le plaisir de vos yeux.

































À suivre...


FrankyGun

Démembrer le monstre
























Il faut être presque aveugle
pour ne pas réaliser que notre système
de chauffage souffrait.

Avant de brancher le nouvel apparat,
il fallait disposer du monstre.

Comme le fournisseur voulait ajouter
500 $ à notre facture pour retirer
le vieux système, je me suis dit que
500 $... ça fait beaucoup d'alcool.
J'ai donc décidé de m'en occuper,
comme un grand.

Comme tout bon designer, j'ai attendu
la veille pour la décapitation ultime.

Après un bon souper, l'ami Seb et moi
sommes descendu au sous-sol question de sélectionner
nos outils de destructions massives préférés.

Sans crier gare, tel des fauves jaissants
d'un buisson, nous nous sommes attaqués
à notre victime.

Étape 1 :
Couper le courant.
Parce que l'électrocution n'est pas une option.

Étape 2 :
Couper l'alimentation en huile.
Cette étape ne fut pas très difficile, puisque j'avais
vidé le réservoir au printemps passé.

Étape 3 :
Déconnecter la fournaise du système de ventilation.
Six vis et hop.

Étape 4 :
On démembre.
Je dois avouer que cette étape a demandé
un bonne dose de violence.
Je dois avouer que je suis un garçon curieux.
Ce fut fort agréable de voir comment était
fabriqué une fournaise à l'huile.

Voici une photo du cœur de la fournaise.























à suivre...

FrankyGun

27.10.09

le roi est mort, vive le roi
























Ça y est, c'est fait.
La transplantation de fournaise a eu lieu.

Et l'opération est un succès.

Alors cette semaine, je vous propose
quelques billets relatants l'aventure.

FrankyGun

21.10.09

Mère poule



















Ce week-end, les amis Sébastien et Martine ont logé au Mansion.
Pour se permettre une sortie de grands, j'avais prévu une gardienne.

Je suis bonne, hein?
Ou peut-être inconsciente?
J'ai fait gardé ma fille de 4 mois et demi par une petite gardienne.

Cette merveille demoiselle n'est pas une inconnue.
Chose difficile pour des nouveaux arrivants.
Pour faire une histoire courte, sa mère enseigne le français au même CÉGEP que l'homme et son père, est le cousin de mon ex.
J'ai donc vu ses parents dans les fêtes familiales durant des années, je sais qu'ils sont sains d'esprit et que leurs filles sont adorables.

Mais ne vous inquiétez pas, j'ai fait une pratique avant la première.
Mercredi dernier, notre petite gardienne a passé la soirée avec nous.
Je souhaitais qu'elle découvre la maison, nous et le bébé sans stress.

J'avais même pris la peine de téléphoner ma soeur pour connaître le tarif actuel.
Dans mon temps, je me faisais 3$ par heure gardée.
Sur la south-river, c'est maintenant 5$.
Notre charmante gardienne demande entre 2-3$.
François l'a upgradé à 4-5$.

Donc samedi soir, après un succulent repas préparé pas les 4 adultes, la petite décide de péter sa coche royale.
« Bon, elle sait qu'on s'en va. Je lui ai dit hier et répété aujourd'hui pour la préparer ».
L'homme essaie pendant quelques minutes de la border.

L'heure de vérité approchait à grands pas de nain.
« Va chercher la gardienne, j'vais l'endormir ».
Je redescends 40 minutes plus tard.

Je m'excuse pour l'intermède auprès des amis.
Ils me font remarquer que l'homme est parti depuis un bon moment.
Je commence à stresser...
(Bon, il avait pris une coupe de vin, il a peut-être pogné le champ...peut-être que le père de la petite s'en ai aperçu et qu'il l'a empêcher de partir avec sa fille en le rouant de coups...peut-être qu'il a frappé un chevreuil...peut-être que...)

Je décide de l'appeler pour savoir la vraie raison de son retard.
« François, té où? ».
« Ben je suis chez-nous ? »
« François, tu m'niaises ? ».
« Je pense que vous avez le mauvais numéro ».

Au moment où je raccroche, l'homme et la souriante gardienne rentrent dans la chaumière.
Mon pouls s'est accéléré.

J'ai lu ma petite feuille de conseils à la miss.
Si elle pleure :
1) Lui redonner sa suce.
2) Lui flatter le front et lui dire : Dodo Alice.
3) Sortir de la chambre et patienter 5 minutes avant de répéter l'étape 2.
4) Si elle est vraiment réveillée, changer sa couche.
5) Si elle semble affamée, lui donner un petit Mr. Freeze de lait congelé.
6) Si elle hurle et que tu capotes, la bercer et attendre que l'on revienne.
7) En tout temps, nous téléphoner si tu as une urgence.

La soirée s'est bien déroulée.
À un moment donné, l'homme me fixe : « Heille la mère poule, tu peux lâcher le téléphone, tu vas l'entendre s'il sonne ».
« Rapport, je fais juste regarder l'heure, je lui ai dit qu'on revenait vers minuit ».
Pas facile pour Cendrillon de laisser sa petite poule derrière.

16.10.09

Un petit rien nous amuse


















Hier j'ai été à la pharmacie.
Sur place, je ne me souvenais même plus ce que je souhaitais.
J'ai donc arpenté les allées, à la recherche de quelque chose.

Je suis tombée sur des petits nez en mousse.
La semaine dernière je riais de Laliberté avec le sien.
Aujourd'hui, mon petit nez rouge m'a vraiment fait décoller.

Il fallait voir la petite les yeux cross-side.
Elle tentait de comprendre et de voir ce qui c'était posé dans sa face.
Un petit moment gravé dans mes pensées.


































11.10.09

Un mois d'octobre bourré
















Notre mois d'octobre occupe complet.
Sorry, no vacancies.

Sans l'avouer, tous les amis réservent pour voir.
Ils veulent voir les couleurs des arbres.
Cette année, leur robe est sensas.

La semaine dernière, j'ai accueilli les amies Gen et Odile.
Nous avons fait la tournée des marchands de produits de la terre.
Nous avons stationné la voiture sur le bord de la route à quelques reprises pour prendre des portraits.

Il faisait tellement chaud, j'étais en manche courte.
J'vous l'jure.
Il y avait tellement de soleil, que mes yeux avaient peine à prendre des images.
La première photo en fait fois.
Elles sont toutes surexposées les pas fines.


Ce week-end, c'est les amis Émilie et Laurent qui nous ont fait un coucou.
Je me suis repris sur le Kodak.













































Et mon chum, en bon petit designer, a prit des photos étranges.
C'est intéressant, je le consens.
Mais dans 10 ans, la petite ne comprendra pas ce que ça fou dans son album.































Ce week-end, c'est la douce à l'ami Sébastien qui nous visite.
Nous ne proposerons pas une sortie au verger.
À force de manger des pommes, on va pogner le va-vite.

Des aiguilles convoitées
















Les petits de notre pin sont vraiment populaires.
Après la visite du grincheux, c'est le voisin d'en face qui est venu faire son petit tour.

Lui, il a le droit de nous parler, on l'aime.
Potin, potin...
La première fois que notre voisine nous a parlé de lui elle nous a dit : « Well, he's a Jehovah's Witnesses ».
Et moi, de la regarder avec des yeux qui attendaient la suite...

Nope, c'était que du pur potinage!
J'ai failli ajouter : « You know, I don't beleive in any God. For me, they all have interesting stories to tell, like Santa claus ».
Mais encore une fois, j'ai faits un beau sourire et j'ai fermé mon clapet.

Donc la semaine passée, je vois le voisin partir avec mes sacs d'aiguilles.
« Heille, Fred vole mes sacs d'aiguilles. »
« Nenon, il me l'a demandé ».

C'est bizare, quand quelqu'un prend quelque chose que tu souhaitais jeter, tu te dis : « Ha ouin, ça a de la valeur çà? ».























Je n'ai pas pleuré ma perte très longtemps.
Le lendemain matin, le criss de pin avait encore tout cochonné mon terrain.
Il commence à me tomber sur les nerfs lui.
Il se ramasse moins que mon homme.

Des denrées appréciées
















Il y a quelques semaines, nous avons eu de la visite de loin.
Les parents de l'ami Sébastien ont visité notre région.
Ils en ont profité pour faire un crush au Mansion.

Nous leur avons confirmé que leur fils étai bien élevé.
Ils semblaient heureux.
(C'est le genre de commentaire que tous parents souhaitent entendre, non?).

Ils on fait le tour des appartements de l'ami et vroum, ils sont partis.
5 minutes plus tard, j'entends un "ding-dong".
« Hein? ».

La mère de Sébastien était devant la porte.
Elle avait un mignon petit sac à la main.
« Je vous avais préparé une surprise... ».

(Moi, j'adore les surprises.)
« Vous êtes toujours les bienvenues au Mansion maintenant ».

Le sac comportait des betteraves, une gelée de pommes et des assaisonnements pour les grillades.
Miam!
Je suis une fanz de bettes et celles-là, elles sont juste parfaites.
Pas d'étouffement de vinaigre à chaque bouchée.

Je pourrais peut-être trouver la recette...

La lunette embuée
















J'ai supplié l'homme de venir à la piscine.
Il se devait de voir la petite plonger comme un dauphin.

Il y a deux semaines, il a trouvé un trou dans son horaire.
Arrivé sur le site de l'Université, il apprend que le cours est seulement dans 45 minutes.
« Moi j'ai couru comme un cave pour être là à l'heure ».
« Regarde, je te laisse avec la petite. Tu vas voir que tu n'auras pas assez de temps pour lui enfiler son maillot et tenté de mettre le tien ».

Je pars dans mon vestiaire.
5 minutes plus tard, je suis sur le bord de la piscine.
Mon homme est venu me rejoindre 30 minutes plus tard.
Un sourire vainqueur sur mes lèvres voulait tout dire.

La prof n'est jamais arrivée.
Une petite cute est arrivée « Je serais la remplaçante aujourd'hui ».
Mon chum était bien content.

La nouvelle ne fait pas plonger les enfants.
Elle fait pleins d'activités.
Va chercher un animal en mousse.
Fais 2 longueurs avec ton enfant.

J'ai laissé l'homme avec toutes les tites mamans dans la piscine.
Moi, j'ai fait un reportage photo, avec la lentille embuée.
La classe.
















Voici un dernier cliché de mes 2 petits poissons.

J'ai laissé l'homme habillé la petite à la fin du cours.
J'ai attendu 30 minutes devant le vestiaire des hommes.
Pas de petite famille à l'horizon.
Je pouvais toutefois entendre Alice crier.

Je me disais « Qu'est-ce qu'il attend pour venir me la porter? ».
Malheureusement, je ne pouvais pas m'imposer dans ce lieu.
J'ai mangé mon frein.

L'homme est sorti du vestiaire en sueur.
Ça tue un cours de 30 minutes de « bébé dans l'eau ».

Se faire passer un nid























L'automne a été hot au Mansion.
Mon homme courrait de gauche à droite, de la maison au CÉGEP comme un coq pas de tête.

De mon côté, j'ai tenté de me familiariser à la vie de mère pas d'homme dans la maison.
Quand Alice se faisait difficile, je pouvais dire la phrase qui tue : « Calme-toi, sinon je dirais à ton père que tu n'as pas été du monde à son retour ».

En parallèle, j'ai joué à la chargée de projets de rénovations.
C'était assez amusant.

Dans mon top 4, j'ai la fois où les 2 comiques sont venus ramoner ma cheminée.
Nous avons un foyer dans la pièce inutile du premier.
Pour la rendre plus attachante, j'essaie de faire revivre le foyer.
C'est con mais c'est compliqué une cheminée.

J'ai d'abord faits des téléphones.
Je me doutais que mon installation n'était pas conforme.
Le défi, c'était de savoir ce qui clochait, pour pouvoir la réparer.

Comme je suis cheap, je devais trouver une façon de le trouver, sans payer.
Mes appels m'ont appris qu'une évaluation ça coûte mais qu'un estimé, c'est gratuit.
« Je vais y aller pour un estimé ».

Deux gars sont passés un avant-midi, 2 heures avant leur rendez-vous.
Ils ont eu la chance de se faire accueillir en pij.
Après une visite de ma cheminée, ils m'ont dit : « Tu n'es pas conforme ».
(Ok, mais encore, donnez-moi plus de jus...)

« Moi je ne veux pas me chauffer avec un feu, je veux seulement un feu d'agrément ».
Ils m'ont fait comprendre que les assurances se foutent pas mal du mandat de mon feu.
Les hommes m'ont conseillé de faire ramoner ma cheminée et de la faire évaluer par un maçon.























Ci-joint, mon petit reportage photo du ramonage.
Ma cheminée, parait-il est très belle.
Seul un nid d'écureuil l'a bloquait.

Le mec a donc ouvert son échelle, encore et encore.
Le malade l'a appuyée contre ma cheminée et est monté.

Moi, je regardais la scène de loin.
J'avais prévu le coup.
J'étais assez loin pour que la cheminée ne me blesse pas si elle décidait de tomber.


Arrivé en haut, l'homme a laissé tombé sa chaine et son pendentif une seule fois.

Pendant que le mec essayait de refermer son échelle pendant qu'il descendait et dégoutait de stress, son collègue s'est cloîtré dans son camion.
Il est revenu avec la facture.
En l'analysant j'ai failli rire...65$ pour 5 minutes.

Je lâche mon MBA et je m'achète une chaine.
C'est un bon investissement, et ça rapporte.

Au fait, le maçon référé par les 2 premiers analyseux de cheminée n'est jamais passé.
Je dois faire le suivi cette semaine si je veux mon feu avant la première neige.

7.10.09

Mais où sont les moutons?


















J'ai toujours eu le sommeil facile.
Je peux dormir partout si j'en ai envie.
Il suffit que je ferme les yeux pour que je tombe dans le pays des fées.

Depuis quelques mois, 4 pour être plus précise, j'ai l'impression que quelqu'un a pris le contrôle de mes heures de sommeil.
Alice joue avec la télécommande de mes rêves.

À sa naissance, tout allait bien.
Elle dormait dans son moïse déposés à quelques soupirs de moi.

Il suffisait qu'elle pleurniche pour que son désir d'être nourrie soit comblé.
Ses désirs ont basculés à ses 3 mois.
Elle a gagné le privilège de dormir dans SA chambre.

L'inconvénient, c'est que je dois VRAIMENT me réveiller pour répondre à son besoin.
L'avantage, c'est que la miss dormait (voyez ici le choix du verbe) toute la nuit.
Nous la couchions à 20h00 pour revoir son sourire le lendemain, vers 5h30 am.

Depuis 2 semaines, elle s'amuse avec mes moutons.
Elle se réveille à minuit, d'autres fois à 2:00 am.
J'ai le sommeil tout fuck up!

La semaine dernière, la pédiatre nous a dit que notre chérie vieillissait.
Nous devons être plus vigilants.
Elle peut tenter de nous amadouer, jouer avec nos émotions...à 4 mois.

Elle nous a donc recommandé de la coucher avant même qu'elle soit endormie pour qu'elle soit sereine avec le sommeil.
Le hic, c'est quand la poule se réveille.
Nous devons lui redonner sa suce, lui dire « Dodo Alice » et quitter la pièce.
Vous connaissez le concept, je sais.

À tous les 5 minutes, on doit retourner la voir puisque bien-sûr, elle ne dort pas et hurle toujours comme une petite hystérique dans sa couchette.
Je pensais à cette situation cette nuit.
Ça faisait 2 ans que je n'avais pas vu les heures passées la nuit.
À Montréal, il m'arrivait de fixer le cadran; le stress mangeait mon sommeil.

Ici, c'est une toute autre situation.
J'avoue que je ne suis pas crédible le soir.
Je me vois hurler dans mon lit : « Qu'on m'apporte un festin » et qu'un contenant d'Häagen-Dazs me borde en disant, « Dodo Marie, Dodo », sans me laisser le dévorer.

Je serais bleue de colère, comme Alice.
Je ne peux pas renier cet enfant, Franky non plus.
Alice a un caractère percutant, ça semble héréditaire...


La porte du paradis























Dimanche après-midi, mon chum était assis dans le salon.
Il avait un air serein et le visage éblouie par un rayon de soleil.

Je lui lance ma réplique habituelle : « Ça va chéri? ».
« Oui, oui, Dieu me parle (...) ».

Moi et Dieu ne sommes pas des Bestfriends.
J'ai souris.

Lundi matin, j'ouvre mes rideaux et vois une offrande à l'extérieure.
« Chéri, les voisins de la deuxième maison de droite ont jeté une porte extérieure ».

J'avais à peine terminé ma phrase que mon homme était déjà dehors.
Il a été récupérer son offrande et l'a cachée dans le garage.

En fait, cette porte ira dans le garage.
Ce printemps j'ai voulu ouvrir la porte extérieure du garage.
Elle m'a offert une légère résistance, j'ai donc donné un coup de hanche de femme enceinte.
« Shiiiiiit ».
La porte a tombé en mille morceaux à mes pieds.

En revenant à la maison, l'homme remarque que le voisin d'en face à jeté des fenêtres.
Il a sonné pour lui demander de la permission de prendre cette deuxième offrande.
Il les a quand même récupérées.
Nous avons besoin des vitres pour garnir nos cadres qui orneront l'escalier.

C'est un petit matin généreux.
L'homme a mangé ses céréales le sourire aux lèvres.
Dieu lui a peut-être réellement parlé la veille...