24.7.09

Un restorateur indépendant















Franky et moi avons trouvé LE spot pour manger Viet dans les Cantons.
Dans notre autre vie, nous aimions y souper.
Notre menu préféré : une soupe Won Ton et des nems.
Assez banal vous direz, pas là!

Depuis l'arrivée de La Bine, nous nous abstinons.
L'endroit est petit et peuplé d'adultes.
J'aurais peur de devoir cacher notre bébé sous la table pour y manger.

Il y a 3 semaines, je passe pour un take out.
Le proprio me dit : « Hooooo, vous n'avez pas appelé? Je ne peux pas sinon, nous sommes trop occupés ».
Vous savez, quand un goût précis vous était un bouche toute la journée.

Hier, je convainc l'homme de manger du Viet.
J'appelle et le proprio, que je reconnais, me dis : « Hoooo, vous devez appeler avant 17h00 ».

Tête de cochon, je voulais en manger aujourd'hui.
Je dis à mon homme : « Si il me donne une autre raison pour ne pas me feeder, je pête ma coche ».
Le proprio me dit : « Oui mais...».
Je pompais déjà à l'écoute de ces mots.
« Oui mais vous connaissez notre carte? »
« Oui oui, je vais prendre 2 soupes Won Ton, 16 nems et 2 riz frits. MERCI ».

23.7.09

La saga de la couchette























Hier soir, la famille a été récupérer un matelat chez ToysRus et la couchette contorsionnée dans une boîte, qui patientait au comptoir Sears de l'accomodation de notre quartier.

Comme d'habitude, j'ai entrepris un beau contrat, un peu tard.
À 23hoo, pendant que j'allaitais, j'ai demandé à l'homme : «Chériiiii, tu voudrais ouvrir la boîte svp...juste pour voir si la couleur est belle ».
Franky répond « Non, tu ne me prendras pas à monter une couchette à 23h00 ».
Moi de le rassurer «Nenon, j'te dis ».

Finalement, mon homme est monté bosser dans son bureau.
Moi, j'ai entrepris de déchiffrer le plan d'installation.

« Bha, c'est super bien expliqué, j'me lance ».
À minuit, mon homme se repointe le nez dans le salon.
J'étais rendu à l'étape 4 sur 6.
« J'ai presque terminé. Tu peux m'aider pour l'assemblage?».
« Heeeee, N-O-N »
« Haaaaaa! SVP. J'ai tout fait seule. Le plan dit de faire les dernières étapes à deux ».

Mon copain commence à chigner.
On s'engueule sur la façon de faire.
Il m'envoit au sous-sol chercher des outils; moi j'haïe la cave la nuit.

Il réussit à pogner les nerfs « Je m'étais dit que je ne montrais pas ce lit. J'ai une présentation à 8h3o demain et il est 1h00 ».
Et moi je ris... « Ok, on va se coucher ».
« Hein, pourquoi? L'assemblage n'est pas terminé ».

« Tu vois ce sac? Je viens de le trouver dans le fond de la boîte. Il comprend des ancrages, les nouveaux ancrages ajoutés pour assurer la sécurité des bambinos. On doit donc recommencer les étapes 2, 3 et 4 qui m'ont prises 1 heure ».

L'homme n'a rien dit et a quitté la pièce.
Demain je vous ajoute des photos de la bassinette si Franky ne la brule durant la nuit.

18.7.09

La patience sur les dents











Vendredi soir, dans l'intimité de la chambre à coucher, Franky et moi avons convenu d'un délai pour terminer la chambre de La Bine : ce vendredi.

Depuis sa naissance, notre petite cohabite avec nous, dans notre chambre.
Elle dort dans son moïse.
Cette proximité facilite l'allaitement nocturne.

Cette semaine, nous recevrons la bassinette commandée dans l'Internet.
Il est comme temps puisque La Bine commence à toucher les extrémités de son mini-lit.
Et gentille comme elle est, elle ne se réveille qu'une fois par nuit (5 heure am c'est la nuit pour moi).

Samedi matin, mon contremaître m'a généreusement attribué une mission : décaper les p'tites $#%? de moulures.

L'an dernier, j'adorais décaper.
Maintenant, ça commencer à m'faire chier.
Je vous explique...

Premièrement, je m'installe un établit de fortune à l'extérieur.
Ne trouvant pas mes gants chanceux, j'enfile des gants de jardinage.
Je n'avais pas pensé au tissus qui orne les jointures...le décapant m'a donc grugé la peau.

C'est donc avec des jointures sur les os que le fun a commencé.

Du décapant, un coup de scrapper, une vaporisation de fusil chauffant, grattage avec la laine et on recommence jusqu'à ce que...
« Bordel de merde. Ils ont mis du No More Nails sur les maudites plinthes ».

Grâce à ce détail de jobeux, j'ai perdu :
10 minutes à monter mon établit
5 minutes à panser mes plaies
30 minutes à décaper 1 pied de moulure qui en valait pas le coup.

Une chance qu'un orage a fait rage, ça m'a seulement pris 5 minutes pour tout ranger.

Qu'est-ce que nous ferons des moulures?
Nous vous le dévoilerons sous peu...

Réveil express
















Jeudi, la sonnette m'a tirée de mon sommeil.
Ça fait changement des gazouillis de La Bine.

« Shit, ça sonne. Ça doit être une de nos livraison ».
Coquette comme je suis, je me grouille et j'essaie d'agripper un suit digne d'une discussion avec un gars d'UPS sur le bord d'une porte et je me lance dans les escaliers.

C'est toujours un sprint.
Essayer d'ouvrir la porte habillée avant que le facteur se tire.

« Yé, c'est les oreilles de La Bine ».
J'avais vu une photo d'Apple, la fille de Gwyneth la comédienen qui portait des headphones.

J'ai fait une recherche et j'en ai trouvé pour ma fille.
C'est pratique pour les concerts extérieurs, le cinéma et tirer du gunz.
















Arrivée à l'étage, je m'empresse de les enfiler à La Bine.
Je crois que nous attendrons quelques semaines avant de les utiliser; elle a le sourire un peu à l'étroit dans sa nouvelle passe auditive.

17.7.09

La bactérie mystérieuse




















Depuis l'arrivée du bébé, les réveils ne sont plus les mêmes.
Quand tu dors encore à 10h30 un samedi matin et que la sonnerie du téléphone réveille toute la maisonnée, tu maudits le responsable.

Je prends le message sur le répondeur pour m'apercevoir que ma voisine n'est pas habituée avec :
1) la nouvelle technologie
2) un message en français
3) 1 & 2

Je dis donc à mon homme « La voisine a téléphoné, il faudrait que tu retournes son appel ».
Parler en anglais Live ça passe mais au téléphone, ça me tue.

Finalement, c'est moi qui a téléphoné.
Ma voisine voulait gentiment nous avertir que l'eau était contaminée, que nous ne devions pas en boire jusqu'à nouvel ordre.

« Contaminée? Une bactérie, quelle bactérie? Depuis quand? »
Toutes ces questions sont demeurées sans réponses, même après une petite visite au centre-ville.
Le communiqué trouvé dans le journal de la ville était placardé à l'entrée de chaque commerce sans plus d'explication.

Ce n'est pas une façon de calmer une mère qui la veille s'amusait dans le bain avec son bébé.
Le jeu étant d'empêcher l'enfant d'avaler l'eau du bain.

J'espère que les effets secondaires de la bactérie ne sont pas dommageables pour le développement.
En fait, c'est plus mon esprit d'hypocondriaque qui n'est pas rassuré.

9.7.09

Reportage photo : Une couverte au soleil




Recette : Croustade aux fraise et à la rhubarbe
















En arpentant ma jungle, j'ai trouvé des plants de rhubarbe.
À défaut d'avoir fait mon premier jardin, j'ai récolté les fruits du labeur de l'ancienne proprio.
C'est plus facile!

Chanceuse comme je suis, mon Coup de Pouce avait un spécial sur les récettes de fraises (Juillet 2009).
À la page 144 (qui est maintenant toute cochonnée), j'ai trouvé une recette de compétition.
C'est le genre de recette qui me permettrait de remporter un prix dans une foire agricole.

Voici donc mes chères dames, les ingrédients et trucs pour gagner ce que vous voudrez cet été.

INGRÉDIENTS
1 T. de flocons d'avoine
1/4 T. de farine
1/4 T. de cassonade
1/4 de c. thé de cannelle
2 c. à table de beurre fondu
2 c. à table d'huile de canola
3 T. de rhubarbe
3 T. de fraise équeuttées et coupées en 2
1/2 T. de sucre
2 c. table de fécule de maïs

CHORÉGRAPHIE

1. Dans un bol, mélanger les flocons d'avoine, la farine, la cassonade et la cannelle. Arroser du beurre et de l'huile et mélanger jusqu'à l'obtention de beaux grumeaux.

2. Dans un autre bol, mélanger la rhubarbe et les fraises. Dans un petit bol, mélanger la fécule et le sucre. Enrober les fruits de ce mélange.

3. Étendre les fruits dans un plat carré de 20 cm. Couvrir de la garniture à l'avoine. Cuire à 350F pendant 50 minutes.

4. Servi avec une de crème glacée Coaticook blanche.

*J'ai acheté ce bel outil qui semble inutile pour enlever les p'tites queues des fraises. Génial.



L'homme va craquer
















Quand j'ai 2 minutes de libre, j'essaie de faire quelque chose de constructif et de rapide.

La semaine dernière, j'ai décidé d'enjamber la rampe du balcon extérieur du deuxième pour arracher une gouttière.
À chaque fois que j'admirais la façade de ma demeure, mon oeil revenait sur cette maudite vieille gouttière non-fonctionnelle deux tons.

La fatiquante ne voulait pas lâcher prise.
J'ai donc été chercher un pied de biche pour lui faire la passe.

Malheureusement pour elle, mon homme m'a vue passer avec l'arme.
« Heille, qu'est-ce que tu fais avec çà? »
« Rien, rien...».
« Nenon, tu restes de ce côté de la rampe, je vais le faire moi ».

Évidemment, la satanée gouttière ne voulait pas lâcher son morceau.
Mon chum a pogné les nerfs.
« Elle va voir c'est qui le boss... ».

Au même moment, la porte des voisins du devant s'ouvre.
La dame sur les rouleaux et en robe de chambre ne voulait pas manquer LE show de la semaine.
Moi je riais, mon homme fumait.
« Criss, j'peux pas avoir 2 minutes de lousse ».

Il a frappé comme un forcené sur la gouttière.
Elle est tombé sur le terrain et lui, il a couru la récupérer, pour prendre sa photo de grand grand gagnant.

Maintenant, je dois peinturer.
La maudite gouttière a laissé des traces de rouille, maudite cho-chonne.

L'heure file

















J'ai l'impression que la trotteuse file le marathon.
À chaque fois que j'ose regarder l'heure, c'est une demi-journée qui m'est passée sous le nez.

J'essaie de me contrôler depuis que La Bine est née.
Je suis du genre à me partir un fichier Excel répertoriant les pipis, les cacas, les heures des siestes, les boutons de chaleur, le nombre de débarbouillettes utilisées, les couches beurrées, etc.

Ce n'est pas facile de vivre la maternité et de ne pas tenter de contrôler l'horaire de sa fille quand on est une chargée de projets.

Vous m'excuserez donc si je ne suis pas aussi assidue que j'aimerais l'être dans la mise à jour de nos aventures.

6.7.09

J'prends la roue



La conduite n'a jamais été facile pour moi.
Pourtant, je suis fille de trucker...

Ça fait un an que j'ai mon permis.
Un an que j'argumente avec l'homme pour ne pas conduire son bolide manuel.
Voici un répertoire de mes meilleurs arguments :
« Je ne peux pas conduire parce que... »
- je porte des sandales
- il fait noir, j'ai peur de frapper un chevreuil
- il fait tempête
- j'ai envie de pipi, je ne pourrais pas me concentrer sur la route
- je suis trop fatiguée, je vais m'endormir
- j'ai peur d'abimer ta voiture.

À cette dernière, Franky ma répondu, cette semaine : «Ok, je vends la voiture et j'achète une minoune, tu n'auras plus peur de l'abimer.
« Ben là, j'ai de l'honneur quand même, je ne veux pas être vue au volant d'une poubelle ».

Tout ça pour dire que ce soir, malgré la tempête d'eau qui a tombée sur ma ville, j'ai pris le volant toute seule, sur une grande distance.
J'étais pas mal fière de moi.

Je dois tout de même avouer que j'ai pensé me stationner sur la rue voisine, manger une boîte de Timbits et revenir à la maison en bluffant mon premier voyage en solo.

C'est moche la franchise par moment, ça fait faire de grande chose.