27.11.09

Mission impossible



Les histoires de robes,
c'est pas mon fort.

Mais le premier Noël de notre enfant,
c'est un moment important.

Comme mes femmes faisaient la moue depuis
deux jours, j'ai décidé de m'en mêler.

- Heille, t'a une tête de cochon,
j'ai tout fait et il en reste plus nul part.

- Donne-moi 10 minutes et je t'en trouve une.

- Pfff

Il faut dire que l'adore les défis.
Surtout si ça semble impossible.

Je commence par gratter le site de Gap,
j'identifie les magasins que Miss n'a pas contactés.
Mon plan, couvrir les Gap de Québec,
sinon demander une faveur pour passer
une commande sur le site américain.

Je saute sur le téléphone, tel un félin.
Miss me regarde les bras croisés avec
un doute dans ses yeux.
Elle sait que je peux être diaboliquement efficace.

Premier coup de fil, les Galeries de la capital à Québec.
Une jeune dame répond et je lui explique rapidement
la situation, en mettant l'accent sur l'importance du premier
Noël de notre fille et du désarroi de ma blonde.

Elle me dit :
- Il n'en reste plus mais j'en ai une sur un mannequin.
Je pourrais vous la vendre. Le problème c'est qu'on ne
fait pas de réservations mais on peut vous la livrer à la maison.

Et bing! mission accomplie!
Trop facile.


FrankyGun

25.11.09

Péripéties autour d'une robe























Cette année, c'est la folie.
Ma soeur et moi avions eu la superbe idée de trouver une robe de Noël identique pour nos 3 filles.
Le problème, c'est que nous avons 2 petites de 6 et 7 mois et une grande de 2 ans et demi.

C'est tellement sophistiqué la mode enfant.
Généralement, les collections sont différentes pour les bébés fille et les fillettes.
Mais nous sommes coriaces!

J'avais trouvé la parfaite petite robe rouge à carreaux, traditionnelle et actuelle, comme j'aime pour les petites.
Pou la grande, c'était une robe identique mais chocolat.
J'en parle à ma soeur, je lui envoie le visuel.
Mais avec son internet de campagne, elle a mit quelques jours à la voir.

Après discussions, nous en sommes venus à une conclusion : c'est une mission impossible de trouver une robe qui comble nos goûts respectifs et les tailles différentes des couz.

Ce week-end, Franky et moi sommes allés au gigantesque carrefour Laval pour acheter la robe d'Alice.
Arrivée devant le Gap, je cours dans la section enfant.

J'étais comme un félin en quête de LA proie.
Impossible de repérer la #$?%$ de robe.
Je fouille, mon coeur s'accélère, je ne vois aucune robe.

Je demande à une commis.
Elle vérifie dans le storage et revient avec un visage piteux.
J'ai failli la renverser au sol.

Mon homme sentait mon désespoir.
Il me dit : « T'inquiète, on va l'acheter sur l'Internet ».

La commis nous propose d'appeler dans tous les magasins pour trouver la robe.
Ben oui, méchant bon service à la clientèle chère!

Ce lundi, je trouve le temps de visiter le site de Gap.
Je trouve la robe.
Je vois qu'à l'achat de 50$, la livraison est gratuite.
Je me creuse donc le coco pour trouver une autre robe :)

Au moment où je m'apprète à compléter mon achat, je repogne les nerfs.
« Cristie, c'est un site destiné aux Américains. Noooooon! ».

« Relaxe chérie, tu n'as qu'à téléphoner demain, il va sûrement en rester une à quelque part ».

Docile, c'est ce que j'ai fait.
Mais il n'en restait pas une M-A-U-D-I-T-E!

C'est triste, je dois faire le deuil de la robe de Noël d'Alice et... retourner magasiner pour en trouver une plus belle vendredi!

Par le fait même, je vais acheter la mienne.
Il est mieux d'en rester sinon j'arrache la peinture.

Je suis grande maintenant
















Petite, ça m'énervait d'entendre : « Elle a dont ben grandit ».
C'était une phrase inutile...pour meubler le temps.
Depuis que je vis avec Alice, je comprends mes tantes.

Alice aura bientôt 6 mois, la moitié d'un an.
Voici une petite liste des changements.

Maintenant, elle peut suivre les discussions du souper du haut de sa chaise perchée.

Elle mange des petites céréales, mais reluque toujours dans notre assiette.
Imaginez, à ses un an, elle pourra presque tout manger, même du gâteau au chocolat.

D'ici là, je devrais tout blender.
















Alice aime la musique.
Elle adore Mùm et Elvis, qu'elle aime bien imiter.
















Elle s'assoit dans le divan, sous la surveillance d'un adulte.
Après quelques secondes, elle se tanne et fait le bacon.
































Elle aime qu'on lui raconte des histoires.
Mais par-dessus tout, ce qui l'enchante s'est porter les objets à sa bouche.
















Alice adoooooore marcher.
On lui tient les deux menottes et automatiquement, un sourire radieux illumine son visage.

Nous, les parents poules, n'avons pas super hâte qu'elle marche.
À ce moment, elle aura l'arme secrète pour se sauver de nos calins.

« Continue sur ta lancée ma pouliche, tu es adorable ».


23.11.09

Des épices et des hommes

















Ce week-end, la famille a fait une escapade à Montréal.
Nous avons réussi à condenser 4 activités en 1 seul week-end.
Ça c'est de la production comme je l'aime.

Notre première activité était pour me gâter.
J'avais prévu faire de la popote avec l'amie Marisol.
Au tableau, des cadeaux d'hôtesse pour le temps des fêtes : du ketchup aux fruits, des pots de chocolat chaud en étages et des bonhommes en pain d'épices.

Pour nous permettre d'accomplir notre tâche, les hommes ont quitté les lieux avec les 2 petites poules.
Nous avons pris notre couteau et...commencé à parler.
Deux mamans ensemble, ça échange des trucs, des histoires et des sourires.

À toutes les 5 minutes, nous tentions de se concentrer sur notre recette.
Puisque je n'étais pas dans MA cuisine, je me laissais guider.
Nous étions tellement dissipées que j'avais l'impression d'avoir consommée des substances illicites.

À 17h00, après 4 heures, nous avions enfin terminé le ketchup.
Je transvidais le contenu dans un bol un peu inquiète...
Mais où est le sac d'épices?

Cherche cherche, jase jase.
Je le retrouve dans la poubelle.
J'étais tellement dans la lune que je l'ai déposé dans la poubelle et non dans le chaudron.

Pathétique!
« Au fait, ça fait combien de temps que les gars sont partis avec les petites chouettes ? ».
« Hummm... je dirais 4 heures ».
« Ben là, Alice mange aux 2h00, 2h30 habituellement ».

Nous téléphonons les hommes, très légèrement inquiètes.
« Vous revenez bientôt? ».
« Oui, oui, lentement ».

Vous voyez, c'est ce que j'envie aux pères.
Leur nonchalence!
Moi je suis une mère donc je fais ma poule et je m'inquiète.

Le ketchup?
Il est bon.
Le chocolat chaud?
Il n'est pas parfait comme celui de Ricardo.
Les bonhommes?
Pas de stress, je vais les faire cette semaine.


18.11.09

Comme une femme


















L'aventure avec ma dent a bousculé nos habitudes.
En plus d'être maussade, j'ai dû arrêter momentanément l'allaitement.
Les antibiotiques prescrits n'étaient pas compatibles avec le bébé.

Ça faisait l'affaire à Franky.
Il a pu nourrir la petite.

Vendredi dernier il me dit « Tasse-toi, c'est mon spot d'allaitement ».
C'est maintenant le tour aux hommes de revendiquer leur place mesdames.

17.11.09

Sais-tu accorder?


















Pour les curieux, voici des détails sur l'entrevue passée à la Ville.
J'ai eu droit à une période de questions d'une heure trente et un examen écrit d'une heure.

Le courriel de convocation indiquait : des questions vous seront posées sur la syntaxe et la grammaire.
De plus, vous devrez rédiger une allocution.
Je ne suis pas une junior, je me suis préparé.

Parenthèse de vie...
Lorsque je me suis inscrite au certificat en pub de l'Université de Montréal, j'ai dû passer un examen de français.
J'ai décidé de faire ce diplôme pour le plaisir, le soir, après le travail.

Le soir de l'examen, je me présente au pavillon désigné.
Les étudiants attendaient dans le corridors, le nez dans leur grammaire.
(Ils capotes eux-autres...).

C'est moi qui a capoté à l'examen.
C'était que les exceptions qui étaient demandés.
Fin de la parenthèse...

Je me suis donc présenté à mon examen préparé.
J'avais relu les passages que je croyais importants dans ma grammaire.
J'ai quand même rushé...

Essuie-glace au pluriel?
(Ouin, pas facile celle-là).

Je raconte ma péripétie aux gars durant le souper.
« Facile, essuies-glace ».
« Non, c'est glace qui prend un s ».
« Ben non ».
« Ben va l'dire au dictionnaire ».

13.11.09

Un cri la nuit


















Mardi durant la nuit, la puce a hurlé.
« Vite chéri, va lui donner sa suce avant qu'elle se réveille ».
Habituellement j'y vais, c'est moi qui ai le congé parental.

Sauf que...
Mercredi matin, j'avais une entrevue à la Ville pour un emploi.
Il était 2h00, et je m'étais couché à 1h00.
Je voulais un teint de rose.

L'homme réussi à se réveiller et à combler la petite.
Une heure plus tard, la petite repleure.
« Peut-être qu'elle le sait que j'ai une entrevue et qu'elle a peur de la garderie ».

L'homme se relève pour la consoler.
Moi je dormais quand j'entends un « Haaaaaa ».
J'étais certaine que l'homme avait crié son désespoir et sa fatigue à la petite.

J'ai eu peur, je me suis levée d'un bond.
« Chéri ça va ?»
« Oui toi, pourquoi tu as crié ? »
« J'ai pas crié, je pensais que c'était toi ».

Pisseuse comme je suis, la trouille me prends.
« Ok, je m'occupe d'Alice, toi va faire le tour de la maison pour trouver la source ».

On s'est retrouvé dans le lit, sans explication.
Moi, j'avais encore peur.

Le lendemain soir, je préparais le souper quand l'ami du grenier me lance : « Heille, est-ce que je t'ai fais peur hier ? ».
L'ami a fait un mauvais rêve.

9.11.09

Avoir l'oeil
















Depuis qu'Alice est née, nous passons notre temps au Club Price.
C'est pas que nous sommes fervents des méga sacs de chips.
C'est plutôt pour l'impression de photos.

Les membres de nos familles sont éloignés.
Enfin, à plus d'une heure en voiture.
Les photos permettent de garder la petite dans leur quotidien.

Je fais la même chose avec leurs bouilles, sur notre frigo.

À chaque fois que l'on rencontre la mère à Franky, ma soeur, ma mère, le père, on offre des photos.
Souvent, nous avons ce commentaire « C'est la mode de couper les têtes? ».

Comment expliquer la règle du nombre d'or à la famille?

Lors de notre dernière rencontre, ma belle-mère nous mentionnait : « Maintenant, lorsque nous allons dans des soirées, nous pouvons facilement identifier les couples qui ont pris des cours de danse. C'est pas que nous sommes des professionnels, mais nous savons les pas ».

Je souris.
« C'est le même principe avec la photo. François a appris à couper les têtes à l'Université. Quand il voit une photo centrée, il sait que cette personne ne maîtrise son art ».

Pas facile d'avoir l'oeil dans une discipline.

7.11.09

Déjouer le bonhomme



















La semaine dernière, nous avons changé l'heure.
Habituellement ça me déprime.
Le soleil se couche plus tôt.

L'avantage, c'est que les bébés ne savent pas lire l'heure.
Pour Alice, quand son heure est arrivée, elle veut dormir.
(Au fait, nous avons réglé notre insomnie par un biberon de lait en canne pour dormir et... une main de fer durant la nuit; «Dodo bébé, dodo ». Depuis, nous dormons jusqu'au levé du soleil.)

Ainsi, nous sommes maintenant entre adultes dès 19h30 quand ça va bien, et 20h00, les autres soirs.
Yéééé !

Une dent en devenir?


















Ce matin au réveil, la poule avait une joue rouge.
Elle n'était pas particulièrement chigneuse.
Biz...

Je décide de déroger au parcours habituel du samedi et de questionner un pharmacien.
Paresseuse, je décide de visiter la pharmacie des anglos.
Je peux ainsi éviter l'attente pour traverser la rue.

Je me rue au comptoir de consultation.
On m'ignore.
J'en profite pour prendre une boîte d'Oragel.
Après 5 minutes, toujours pas de : « Je suis à vous dans 2 minutes madame ».

Alice pète sa coche.
Avec sa suit d'hiver et son bonnet, elle avait chaud.
Je la console légèrement.
Ses pleurs vont peut-être allumer la pharmacienne.

Elle se pointe enfin le nez.
« Yes ?»
« Bonjour, ma fille a une joue très rouge. Je me demandais s'il s'agissait d'un signe d'une poussée de dent ? ».
La dame me regarde et me dit « Qu'est-ce qu'elle a ? ».

J'ai répété le tout, en ajoutant des gestes.
Elle me lance : « Je ne suis pas médecin, je ne sais pas ».
Je pompe légèrement...

« Sans être médecin, je me demandais si votre expérience pouvait m'aider... ».
Elle me dit : « C'est pas fou, des joues rouges et une poussée de dent ».

Finalement chers parents, fiez-vous à votre instinct!
Et soyez plus colleux et patients lorsque les joues rouges clignotent.

4.11.09

Surplus de sagesse























« J'ai mal à la dent, à l'oreille, à la gorge, à la tête.
Je ne me sens pas bien... »

Je répète continuellement cette comptine depuis jeudi dernier.

La coupable, selon moi, c'est ma dent de sagesse située en haut, à gauche.

Selon mon chum, c'est moi.
J'aurais dû prendre un rendez-vous bien avant pour la faire extraire.

Le blème, c'est que mes assurances de l'Université m'empêchent de faire des réclamations entre le 01.09 et le 01.11.
C'est la période de mise à jour.
Donc si tu as mal, tu paies de ta poche et l'assurance te rembourse un jour...

Le deuxième problème, c'est qu'avec mon salaire (congé parental) de 70% de mon salaire de Sherbrooke qui était déjà 20% de moins que celui de Montréal, j'essaie de gérer les dépenses "inutiles".

Jeudi, mon homme réussit à me trouver un rendez-vous d'urgence chez sa cliente à Saint-Basile-le-Grand.

Vendredi matin, je me lève en douleur.
Mes millions d'Advil ingurgitées ne semblaient plus efficaces.
Je me rends à la pharmacie pour expliquer mon drame à la pharmacienne.
La pauvre était débordée.
Pleins de nez gommés l'entouraient.
Elle a tout de même pris du temps pour me lancer « Votre dent est sûrement infectée. Vous devez prendre des antibiotiques, sinon votre extraction se fera à froid ».

Elle avait à peine terminée sa phrase que je courais dans la rue avec le bébé dans sa poussette.
Je téléphone la cliente-dentiste de l'homme.
« Bonjour, ma pharmacienne dit que j'ai besoin d'antibiotiques sinon je ne pourrais pas faire l'extraction de lundi ».
« Ben là, vous êtes une nouvelle patiente, par téléphone, c'est pas possible. Mais là, vous allez me le dire d'avance si vous ne vous présentez pas à votre rendez-vous ».
(Heille, j'ai mal, j'm'en fous de ton livre de réservations).

Je téléphone à mon dentiste qui LUI me connait.
« Malheureusement, tous les dentistes ont quitté ».

Note à moi-même : Ne jamais avoir mal aux dents le vendredi.

Je décide de prendre sur moi le vendredi, le samedi.
Le dimanche matin, je téléphone d'urgence à un dentiste.
« Selon moi vous n'êtes pas infecté sinon vous auriez des écoulements ou une joue de hamster donc je vous prescris un anti-douleur ».
(Fuck yeah)

Lundi, on fait 2 heures de char.
Assise sur la chaise, la jeune dentiste medemande d'ouvrir la bouche.
« Vous avez mal? Et là? ».
« C'est ce que je pensais, vous êtes infectée! Et de toute façon, je n'aurais pas extrais votre dent, c'est un cas qui nécessite un chirurgien ».

Je ressors de là avec une prescription.
Mon homme étant légèrement en tabarnouche.
« Ben là, on ne sera pas venu ici pour rien... On pourrait magasiner à Saint-Bruno ».
Mon mal de dents à disparu durant 2 heures.

La suite lundi prochain.