18.8.10

Chroniques de char















HISTOIRE 1
Vendredi dernier, l'homme a enfin pris connaissance de son horaire.
« Finalement c'est cool, j'ai 2 jours de congé. Le seul hic, c'est que je travaille jusqu'à 18h30 le lundi».
«Quoi?».

Et là, j'ai vu mon petit monde s'écrouler...
Je n'entendais plus Franky jacasser, Sweet fuck all!

«Et comment suis-je supposé aller chercher Alice moi le lundi?»
«Heeee...avec l'auto».

(Je dois vous expliquer quelque chose. J'ai toujours eu peur de l'attitude des automobilistes. Ici, l'auto c'est pas un caprice. J'ai donc obtenu mes licences à 30 ans et 6 mois plus tard, un accident avec 3 impacts. Ma confiance envers les conducteurs a été royalement ébranlée. Ma solution : me faire un chemin avant de prendre la roue, le plus loin possible des sources de congestion).

HISTOIRE 2
Lundi matin, toute la famille réussit à se retrouver dans l'auto à 8 h 15.
L'homme veut que je prenne le volant.
«Non, j'ai pas le temps, je dois être au travail!».

(Vous savez, j'ai toujours LA nouvelle excuse pour ne pas conduire).

Finalement, l'homme décide que c'est dans la ride de 10 minutes de char qu'on réussira à trouver notre solution de logistique de l'automne.
Naturellement, je pogne les nerfs.
Il pogne les nerfs.

HISTOIRE 3
«J'ai trouvé une solution finalement».
«Ha ouin? Changer ton horaire? Changer de job? Me louer un chauffeur?».

«Non, acheter une minoune automatique. Comme çà, tu n'auras plus peur dans les côtes».
«J'pense que j'aime mieux faire une crise d'anxiété que de conduire une minoune».

HISTOIRE 4
L'homme vient me chercher au travail.
«Je ne peux pas conduire, j'ai eu une grosse journée...».
Franky, habitué à mes histoires, prend le siège du passager.

Au travail, c'est la côte de la mort!
La pire de toute la ville.

Je m'imagine démarrer, maquer mon changement de vitesses, reculer et causer un accident puis tomber dans la rivière...
Et je pense au conseil de mon chum «Faut que tu t'imposes bébé».

J'ai fait crier les roues et j'ai shifté comme au drag.
(Criss, tu veux que je conduises dans l'trafic?
Tassez-vous, j'vais chercher ma fille!)

HISTOIRE 5
Maintenant que j'ai conduit une fois, je pourrais peut-être m'acheter une voiture de poule?
Pourquoi pas la petite C30?
Je pourrais me faufiler entre les voitures avec mes petits gants en cuir et...mon siège d'auto sur le banc arrière.

C'est comme moins sexy!

12.8.10

Court Alice, court!























Alice marche!
Elle le fait depuis maintenant 2 semaines.

C'est beau de la voir lutter contre la gravité, de l'observer, de l'entendre penser...
Pour l'aider dans son apprentissage, j'ai crû bon lui acheter de nouveaux souliers.

En mai dernier, nous lui avions acheté sa première paire de bottines.
De belles petites Ecco blanche, rouge et rose.

J'ai dû convaincre l'homme de la pertinence de cette dépense.
«Criss, j'paie même pas ce prix-là pour mes souliers».
«Ben là, veux-tu que ta fille marche ou pas».

Un pieux dans l'coeur!

Aujourd'hui, je me présente toute fière chez Panda.
Je sélectionne 3 modèles de running rose glitter.
Alice sourit de ses 5 p'tites dents en guise d'approbation.

La vendeuse se pointe...
«Votre fille marche depuis combien de temps?».
Je m'empresse de dire : «2 semaines».

Et la baloune commence à me dégonfler et ma pression monter... :
«Vous savez, les enfants ont besoin de support dans leurs souliers. Les souliers de course c'est beau mais c'est pas bon pour le développement des petits os des pieds. Moi je suis une conseillère, pas une vendeuse...».

Franky pompait autant que moi «Ben pourquoi vous les vendez dans ce cas là»?

Et ensuite de conclure «Donc vous nous dites de ne pas acheter nos choix mais plutôt opter pour des souliers lettes à 100 balles?».

J'ai regardé la fille, mon homme et j'ai pris la main d'Alice pour lui indiquer la sortie.
Cristie, il y a pleins de petites fille qui s'promènent avec des lumières aux pieds ou des Dora...ça peut pas être mieux que des Adidas!

Viva la révolution de l'Internet :)

6.8.10

Avec ou sans banc?























Notre maison a un certain charme...c'est comme ses proprios!
Cette première photo a été prise lors de la pendaison.

Nos invités, à jeun, trouvaient notre banc encastré bien beau.
À la fin de la soirée, ils le trouvait ben l'fun.

Mais soyez légèrement attentifs...
Avez-vous remarqué la junk qui traîne?
Ça me rendait folle.

Surtout depuis l'arrivée de notre petite pouliche qui gambade avec mes livres et qui tord mes magazines.
«Haaaaaaaaaaaaaa!».

Ainsi, lorsque l'homme a commencé les rénos du salon, je lui ai demandé : «Arrache le banc, pour le fun. Il a peut-être un corps mort de caché en-dessous».
Finalement rien ne s'y cachait.



Mais j'ai vu que le banc était en fait une rampe de skate antique :)
Get out, à scrap!
Les hommes ont sorti la relique dehors pendant que moi, j'imaginais mes nouveaux plans pour cet espace.

Ce que je sais, c'est que mon sapin de Noël va tellement fiter dans ce trou.
Pour le reste du temps...j'vais devoir gamasiner!
Ha non, c'est donc ben platte!

5.8.10

M. Shit-Rock



L'homme a eu beaucoup d'aide pour le salon.
Pas de ma part puisque je suis déjà au boulot.
Mais de ses amis et de M. Shit-Rock.

Shit-Rock nous a été référé part nos nouveaux voisins.
(Ils sont si savoureux qu'ils feront l'objet de plusieurs billets).
Ce dieu de la réno les a aidé à tout refaire leur premier.

En le voyant à l'ouvrage, l'homme a eu l'idée de lui donner le contrat des joints.
Les joints, c'est une sale job!
C'est ce que j'entends depuis toujours.

«Mais pourquoi Shit-Rock?» aie-je demandé un jour.
Mon voisin me dit : «Viens chez-nous, tu vas tout comprendre».

«Salut Yvan... comme çà toi tu es le king du gypse?».
«Ouais, moi je fais des designs en Shit-Rock».
J'étais pliée en deux...
J'ai quitté leur maison pour ne pas paraître insolente.

Il est drôle ce Yvan.
Ça façon de nommer sa passion nous fait rigoler, comme des enfants dans une cours d'école qui crampe en disant vagin bandée...sans trop comprendre le sens de leur rigolade.

4.8.10

sous haute surveillance



On a souvent parlé des voisins spectateurs.

Et bien avec les rénovations se déroulant
à un rythme d'enfer,
ils en ont pour leur argent.

Ils compilent l'inventaire des matériaux,
ils comptent le nombre d'aller-retour à l'éco-centre,
tremblent à chaque coup de scie à onglet,
découvrent le doux martellement du pistolet pneumatique,
bref,
ils meurent d'envie de venir flâner dans le chantier.

On leur donne définitivement le show de l'été.


FrankyGun

3.8.10

the electricity song




En terme de rénovation,
je crois que je me débrouille
sur plusieures facettes.

Par contre, ça a pris beaucoup de temps
pour que je touche à l'électricité.

Prendre des chocs,
c'est pas cool.

Il a fallu que je m'achète un livre
sur la réno de Black and Decker
pour me lancer dans l'exploration
du merveilleux monde des fils.

C'est pas trop compliqué,
il ne faut qu'apprendre une toune :
The red wire goes with.... the reeeeeed one
the black wire goes with the blaaaaaaaaaaaack one....

Il y a des choses que je ne touche pas.
Comme à la boîte électrique
et les circuits un peu complexes.

En démolissant,
on a découvert qu'il y a déjà eu,
il y a belle lurette,
un luminaire au plafond.
Par contre, les branchements
ont été coupés et plâtrés.

Le système de connexion électrique
au plafond date probablement
de la construction de la maison.
Pas rassurant!

De plus, l'interrupteur mural
du corridor contrôle une prise
de courant dans le salon.
Pas trop pratique quand on branche
le système de divertissement sur cette prise.

Ma théorie est que cet interrupteur
se chargeait du luminaire du salon.

Après de longues discussions avec miss,
on a décidé que ce serait bien de regarnir
le plafond d'un luminaire.

Le défi, contrôler la lumière avec un interrupteur
dans le corridor et un dans le salon.
C'est à dire un circuit 3 voies.

Hichhh!
Pas évident de connecter ça aux vieux circuits.

Comme le mur était ouvert et que nous avions
accès à un tas de fils, j'ai trouvé que c'était une bonne idée
de faire venir un électricien.

Comble de bonheur,
c'est les vacances de la construction.

Bravo!

Au bout de trois jours, je trouve un mec
qui se trouve être une référence d'une référence.
Il se pointe.
Sans outils.
Il revenait de vacance et ça lui tentait pas trop de travailler.
Il me pointe quoi faire avec mes fils pour pouvoir fermer mes murs
et m'offre de venir faire les branchements plus tard.
Quand ça va lui tenter, genre...

Je fais l'innocent.
(Je suis pas mal bon là-dedans).

Je le laisse parler et prends des notes.
Il identifie les trucs qu'on peut changer
et ce qui est trop difficile de faire n'ayant
pas accès à tout le système.

Il est bavard.
Trop bavard.

À son départ, je me lève les manches
et me débarasse des vieux fils.
Je remonte le tout selon ses conseils.

Naturellement, il n'a pas voulu répondre
à mes questions face au branchement du système 3-voies,
disant qu'il repasserait pour faire le branchement.

Monsieur l'Internet, lui,
a bien voulu me répondre face aux branchements.

Il y a plusieures façons de brancher un système 3-voies.
Selon d'où se pointe le courant.

Voici la plus simple.




Et la lumière fût.
Merci monsieur l'Internet.


FrankyGun

2.8.10

La progression





Je sais que vous vous rongez les ongles,
en vous demandant ce qui se passe au Mansion.

Et bien je lâche ma ceinture d'outils,
question de vous donner quelques nouvelles
des développements du chantier.

Miss, au début du projet, m'exigeait un
échéancier et un budget avant de commencer.
Je lui ai dit que tout était dans ma tête.

Et c'est vrai!

Mon objectif était d'être sur le gypse à la fin
de la première semaine et d'être à la peinture
à la fin de la deuxième semaine.

Et c'est mission accomplie
pour la semaine no.1.

Yé!

Il faut dire que j'ai travaillé très fort.
Au fait, six jours consécutifs à temps plein.

Au point ou j'ai quelques courbatures
Ah! la trentaine.

Alors pour les nouvelles :


Jour 0 -
On enlève les moulures.

Une mission difficile puisque
je veux les décaper et les réinstaller.
Donc, je n'avais pas le droit à l'erreur.
Je ne devais rien abîmer.






Jour 1 -
On pête tout.

C'est maintenant le tour du crépit de partir.
À grand coups de pied de biche.

Merci à l'ami J





Jour 2-3 -
On pête ce qui reste

C'est au tour des languette de bois d'y goûter.
Ce coup-ci c'est avec l'aide de l'ami Marc
qu'on a continué le carnage.


Jour 4 -
Ménage et préparation

C'est le temps d'envoyer les débris au recyclage.
On a chargé les rubbermades avec tout le matériel
consciencieusement trié.

Et hop, direction de l'écocentre.
Trois voyages auront été nécessaires.







Voilà le salon complètement démoli.
C'est le temps de faire la fameuse joke :

- Chérie, je suis fatigué, je prends un mois de vacances

ou

- Chérie, j'ai aucune idée de ce que je fais.





Jour 5 -
Isolation et électricité

C'est maintenant le temps de remonter le tout.
En commençant par la laine isolante.
Ensuite, nous avons utilisé un pare-vapeur
isolant sous forme de papier bulle : l'isobulle.





Jour 6 -
Gypse

C'est le temps de mettre le gypse.
L'étape probablement la plus agréable psychologiquement.
La pièce prend forme.
On voit la lumière au bout du tunnel.







Un gros merci pour les coups pouces des amis
J et Marc.

On en serait pas rendu là si ce n'était de leur
graisse de bras.


FrankyGun