26.7.10

rubbermade mon amour



Mon premier mega-chantier a été la chambre d'alice.
Et disons que ça a été long.
Très long.

Pour plein de très bonnes raisons.
Mais bon, c'est du passé.

Je me devais d'apprendre de mes erreurs
et forger une meilleure méthodologie de travail.

Pour la démolition de la chambre,
moi et l'ami Jason avions pulvérisé les murs
à grands coups de masses.

C'était fort amusant
et bon pour le moral.

Le problème, c'est qu'il faut se débarasser
de la montagne de débris composée
de bois, de plâtre et d'isolant.

Le hic c'est qu'à l'éco-centre,
le bois va dans un container,
le plâtre dans un autre
et l'isolant, et bien dans les poubelles.
Ils n'ont pas encore trouvé de débouchés
pour la vieille laine isolante.

Alors il a fallu trier le tout.
Des jours de plaisir.

Ce coup-ci, j'ai développé une nouvelle technique.
L'idée est de déconstruire et non plus de démolir.

Cette technique,
je la nomme
Rubbermade mon amour.

Première étape :
le plâtre.

C'est simple, j'ai acheté 10 bacs en plastique
que j'ai aligné au bas des murs.
J'ai commencé par gratter le plâtre
et la gravité s'est chargée de remplir les bacs.
Une fois pleins, je prenais un chariot
pour amener le tout à ma remorque.

Et bing, le tour est joué.

Merci à l'ami J
pour le coup de main.

À suivre...


FrankyGun

mega chantier



Ça y est,
le salon se refait une beauté.

Le chantier est ouvert.

C'est une semaine
de méga chantier
au Mansion.


FrankyGun

le ciel nous tombe sur la tête




Depuis que nous sommes au Mansion,
le danger nous guette.

Le plafond du salon était craqué
et le plâtre menaçait de tomber
à tout instant.

Comme je suis extreme,
et que j'aime vivre dangereusement,
nous avons attendu.

La veille de notre départ en vacances,
il est arrivé ce qui devait arriver :
TAOOOOOOWWWWWWW

Le plafond est tombé.
C'est probablement l'humidité
qui a achevé le travail.

Heureusement, nous étions à l'extérieur.



Nous voilà donc avec trou d'un mètre carré
dans le plafond du salon.

Très chic!

L'échéancier de réno vient de foutre le camp.
Notre prochaine cible est le salon.

Désolé Mr. le patio.


FrankyGun

21.7.10

porte de nain / suite




Vous vous souvenez de ma porte de nain ?

La porte d'accès latérale du garage était en morceaux.
Et bien plus maintenant!

L'orifice est maintenant garni d'une belle porte
en acier que j'ai trouvée sur le bord de la rue.

J'adore les trucs gratuits.

Le hic est que j'ai dû travailler fort pour l'installer.
L'ancienne porte mesurait 30 pouces.
Deux pouces de moins que celle qui est tombée du ciel.
Et là, je vous parle pas des six pouces en trop
par rapport à la hauteur.

Alors j'ai sorti les outils de destruction massive,
mis un album de Ministry,
et j'ai démoli le cadre au complet.

Après avoir coupé l'excédent en hauteur,
la porte a pu prendre place.
J'ai par la suite rebâti un cadre sur mesure.

La beauté du projet est que j'ai utilisé
le bois récupéré lors de la démolition de la chambre d'Alice.

La seule dépense pour l'installation
a été une poignée et une serrure.

Il ne reste plus que la couleur à appliquer.

Yé!


FrankyGun

méa culpa




Nous n'avons pas vraiment
entretenu le blog dernièrement.

En faisant le ménage de la caméra,
j'y ai trouvé plein de matériel que je voulais publier.

Attachez-votre tuque avec de la broche,
plein d'articles en préparation.


FrankyGun

20.7.10

Go...roule!



L'autre jour, l'homme remarque des gros fils électriques dans la rue.
À bien espionner, on comprends qu'une boîte de métal est reliée à ces derniers.

En marchant avec la petite, on voit deux autres installations du genre.
Il nous en fallait pas plus pour s'imaginer des scénarios.

«Moi j'pense que quelqu'un à fait une plainte au conseil d'arrondissement».
«Oui, oui! Et ils ont décidés de faire des études sur la vitesse des autos»

«Attends, s'ils font une moyenne, les performances de Meredith vont scraper nos chances de calmer la rue».
Donc, pendant 3 jours, quand on approchait de la maison, on accélérait.
Belle tactique d'enfants vous me direz...

Finalement, en parlant avec un collègue, j'apprends que les fils comptent le nombre de véhicules...
«Shit, on s'était investit pour la recherche».

19.7.10

Toute une fable



Samedi dernier c'était la journée d'exposition.
La dernière fois que l'on croisait Fred.

On s'est habillés propre.
Alice portait une belle robes avec des fleurs.
Franky et moi étions de noir vêtus.

À 14h00, nous étions prêts.
Je regarde par la fenêtre et je vois tout le voisinage, toujours en shorts.
« Bha, ils ont peut-être des coutumes différentes des nôtres...».

À 14h30, mon homme chiale légèrement : «Coudonc, qu'est-ce qu'ils font?».
Une pensée traverse mon esprit...je me lève pour revenir 15 secondes plus tard.
«Heeee chéri? Le service est juste à 16h30».

À 17h00, on arrive au royaume.
J'aime pas les histoires de morts, ça me mets à l'envers.
Mais puisque Fred était un homme d'exception, je suis entrée.

Infiltrés dans la haie d'honneur, je reconnais nos charmants voisins.
La dame à la bonbonne d'oxygène, Reg et sa chemise cow-boy et Meredith.
Meredith semble avoir 110 ans.
Il brassait ses clés dans sa poche pour signifier le coup de départ à sa gang.

Nous les saluons discrètement avant de pénétrer la salle.
Toute la famille était présente.
Les fleurs abondaient, les photos étaient amusantes et la famille adorable.

Après avoir échangé nos sympathies avec cette dernière, nous avons quitté les lieux.
Au dernier stop nous séparant de notre demeure, on se fait dépasser par une voiture.
«Gros bon sens» écrit en gros sur les portières.

«Ha ben criss, elle est bonne celle-là!».
Meredith et son petit groupe avaient quittés 30 minutes avant nous.
Malgré notre papotage, nous avons presque réussi à le rattraper.

Pauvre Meredith, il roule à 30km\h.
Il n'est pas pressé d'aller au ciel lui!

9.7.10

pas que des bonnes nouvelles





Comme le dit le vieil adage,
c'est toujours les meilleurs qui partent les premiers.

Quand Miss m'a appris la mauvaise nouvelle, j'étais triste.
Quand j'ai lu son billet, je suis devenu très, très triste.

Les jours suivants, j'ai tenté, en vain, de m'expliquer pourquoi
nous étions aussi affecté par son départ.
J'ai décidé de laisser tomber et de conclure
en me disant que nous aimions bien Fred.

Durant ces réflexions,
quelques souvenirs ont jaillis :

(épisode des fleurs)

- Fred, je dois t'avouer un truc, je sais que je suis poche
mais je ne comprends pas trop la différence en les vivaces et les annuelles ?
- (doux sourire) Viens, je vais te montrer mon jardin et je vais t'expliquer.
...
- Tu sais, ce jardin, c'est le travail d'une vie...
- Merci Fred, je crois que tu viens de m'éviter une profonde dépression.
(éclats de rires)


(épisode des épines de pin)

Comme à chaque automne, je donne un coup de râteau
pour enlever le milliard d'épines que laisse tomber notre
pin centenaire.

- Salut Frank
- Salut Fred
- Il est traîneux ton pin... (sourire)
- Oui pas mal (sourire)
- Tu vas faire quoi avec ces épines ?
- Heuuuuu, les mettre dans le compost.
- Tu sais je fais pousser des bleuets, et mes bleuets
adorent les épines, ça les protègent pour l'hiver.
- Et bien, tu diras à tes bleuets qu'ils ont quatre sacs d'épines.
Et si ils en veulent plus, il y en reste par terre.
- Yes
- (sourire) Fred, c'est la première fois de ma vie que je vois
une personne aussi heureuse de recevoir quatre sacs d'épines.
- (sourire) Tu vois, il m'en faut pas beaucoup pour être heureux.

(épisode du bébé)

Deux jours après notre retour de l'hôpital avec Alice.
On est à l'extérieur, Fred traverse.

- Bonjour, vous allez bien ?
- Très bien, Fred, je te présente Alice.
- Salut petite fleur, comme tu es belle...

Pendant une minute, il a parlé à Alice,
toute matérialité autour d'eux avait disparue.
Nous y compris.
Alice le regardait, stoïque.
C'est évident, cet homme adore les enfants.

Pour ta simplicité.
Pour ta bonté.
Pour tes conseils.
Pour avoir été un voisin d'exception.

Fred, we will miss you.


FrankyGun

4.7.10

Pinces sans rire























L'humour anglais nous amuse.
Nos voisins sont, à leur façon, de bons comédiens.

Nous avons appris dernièrement que l'un d'entre eux était malade.
À notre retour du zoo, ce soir, la cloche de notre porte a chanté.
Ma gorge s'est serrée.

François étant au téléphone, j'ai affronté la musique.
C'était ma chère Ruth, qui regardait au sol.
Je savais...

Notre cher voisin s'est éteint ce matin.
Nos pensées seront avec ses proches.
Les lumières du duplex nous faisant face risquent de veiller cette nuit.

Fred avait un humour que nous ne saisissions pas toujours.
C'est lui qui avait lancé à Franky : «Will you be a mommy or a dad»?

Ce printemps, je jardinais avec Alice.
Fred est sorti de chez lui et est venu se coucher dans le gazon près d'elle.
Il adorait les petits, c'était palpable.

Il lui a parlé en anglais.
Alice n'a pas bronchée.
Il lui a dit : « Do you speak english? I will teach you german...»
Et de sa voix de patriarche, il lui a sûrement expliqué la vie, dans un allemand chantant.

Alice lui a montré ses gencives.

C'est ces petits moments de bonheur qui m'ont traversé l'esprit en écoutant Ruth...

Je souhaite qu'il repose en paix dans son jardin d'Eden.
Good night Fred!