24.9.08

Le méchant virus



















Il y a trois semaines, une collègue était malade.
Il y a deux semaines, Franky était malade.
La semaine dernière, j'étais malade.

Quand je suis malade, la maison est sans dessus dessous.
Je fais le lavage mais je ne plis pas les vêtements.
Je les laisse copuler sur le dessus de la sécheuse.

J'oublie d'arroser les plantes.
Le frigo est vide.
Mon nez est plein.

Mais par-dessus tout, mes nuits sont courtes.
Malgré mes pompes bleue et orange, je ne dors pas.
Mes bronches valsent et ma respiration est déficiente.

Hier j'ai été à la clinique.
J'ai été me chercher des pilules et une nouvelle chambre d'air.














J'étais tannée d'être la risée.
À chaque fois que je prends mes pompes, ma chambre d'air fait une note.
Et mon chum de crier, peut importe son emplacement dans la maison : «
Fais-moi un Do ».

Hier je suis arrivée dans la chambre à coucher avec un sourire ravageur.
J'ai exhibée ma nouvelle chambre d'air, je l'ai porté à ma bouche et la
chipie a fait une note.
Franky était mort de rire.

1 commentaire:

Janou-Eve LeGuerrier a dit...

Hé ! Très sympa votre blogue ! Félicitations pour votre belle maison !
Aahh, les "aerochambers".
J'en ai eu mon congé cet été en allant voir le docteur... J'ai cru que c'était le fait d'avoir fui l'air de Montréal. Je te souhaite que l'air de l'Estrie puisse faire disparaître ces flutes de ta vie... Moi j'inspirais doucement et lentement, parfois en deux coups... et ça sifflait moins fort...